Mais pourquoi ils font ça ?!

Introduction

Lorsqu’on m’a proposé d’écrire un article pour Urban Culture et pour la FPK, j’ai été bien chaud jusqu’à ce que vienne le moment de prendre la plume: qu’allais-je donc bien pouvoir écrire? Il me semblait que tous les sujets intéressants avaient déjà été choisis. Et si c’était pour rédiger des banalités dites et redites, autant m’abstenir. Je me suis donc abstenu – dans un premier temps. L’idée m’est ensuite venue d’utiliser un joker. J’ai donc fait appel à l’une de mes sœurs et à ma mère, toutes deux parfaites incultes en la matière, et leur ai demandé quelle était la première question qui leur venait à l’esprit lorsqu’on leur parlait du parkour. La réponse ne s’est pas faite attendre, elles ont répondu toutes deux dans un unisson quasi-symphonique, l’une « à quoi ça sert?« , et l’autre « quel est l’intérêt« .

Mais pourquoi ??!

Hum. Passés le terrible choc et la profonde désillusion liée à une telle incompréhension de la part de ma propre famille, je me suis dit que je tenais peut-être une idée à creuser. […]

Le Parkour, la vie.

Bien que l’activité soit en plein boom, le terme de « parkour » (ou de « traceur », le pratiquant de parkour) ne parle pas encore à tout le monde. Wikipédia parle d’une « activité physique qui vise à un déplacement libre et efficace dans tous types d’environnements, et en particulier hors des voies de passage préétablies ». La fédération de parkour décrit une « activité physique consistant à se déplacer efficacement grâce à ses seules capacités motrices, dans différents types d’environnements ». On entend souvent que c’est « l’art de se déplacer d’un point A à un point B de la manière la plus efficace possible ». Souvent, le stéréotype classique se représente des « jeunes casse-cous qui grimpent, courent et sautent partout, en particulier en faisant des saltos d’immeuble en immeuble ».

J’y vois quant-à moi un objet bien plus simple et bien plus large. Le parkour commence dès lors que confronté à un obstacle menaçant votre avancée, vous choisissez de ne pas faire demi-tour – du moins, pas d’office. […]